Voici mon palmarès (Top 10) des films distribués dans la ville de Québec en 2015. Hormis les films en 1ière et en 10ième positions, tous sont actuellement disponibles en DVD/Blu-ray.

Mentions honorables : Spotlight, Journal d’une femme de chambre, La chambre bleue

Aveu de culpabilité : les films suivants auraient pu percer mon palmarès si je les avais vus : Carol, The Assassin, Star Wars : The Force Awakens, The Hateful Eight, Macbeth.

Un dernier détail : certains films très prometteurs et déjà distribués dans quelques salles en Amérique du Nord ne prendront pas l’affiche dans la ville de Québec avant 2016 : The Revenant, Anomalisa, Saul Fia, Hail, Caesar!

10. Les démons (Philippe Lesage, Canada)

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Qui sont les véritables démons? Ceux qui se terrent au fond de nous, ou ceux qui se cachent sous notre lit? Les deux, répond malicieusement le réalisateur Philippe Lesage. Le cinéma québécois est bien vivant et peut parfois être terrifiant.

La critique de Jason Béliveau

9. Foxcatcher (Bennett Miller, États-Unis)

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Ceux qui recherchent une agréable distraction ne devraient pas frapper la porte de Foxcatcher, qui n’est pas fait pour être aimé. Néanmoins, peu de films écorchent avec autant de précision les promesses du rêve américain.

La critique de Maxime Labrecque

8. Blackhat (Michael Mann, États-Unis)

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Blackhat concentre en son point focal toutes les obsessions narratives et esthétiques qui font du réalisateur Michael Mann une voix unique à Hollywood. Malheureusement, le talent de Mann n’a d’égal que sa tendance à être sous-estimé. Même après Thief, Heat, The Insider

7. Force majeure (Ruben Östlund, Suède)

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Probablement l’un des films qui démontrent le mieux à quel point un seul moment – d’imperfection, de doute, d’instinct – peut faire basculer notre vie. Ne préparez pas vos mouchoirs trop vite.

La critique de Jason Béliveau

6. Ex Machina (Alex Garland, États-Unis)

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Enfant spirituel de Blade Runner, ce tour-de-force narratif et esthétique supporte parfaitement bien la pression de ses voyages entre le transcendant (la création, la désobéissance originelle) et l’humaniste (qu’est-ce qui est proprement humain?).

La critique d’Isabelle Dion

5. Phoenix (Christian Petzold, Allemagne)

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Le phénix renaît-il toujours de ses cendres? Sera-t-il jamais le même? Sommes-nous prêts à le voir briller dans sa résurrection? Autant de questions auxquelles Phoenix fournit des réponses cruelles et définitives.

4. A Most Violent Year (J.C. Chandor, États-Unis)

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Pour les nostalgiques de Sidney Lumet et de Martin Scorsese (pré-1980, spécifions), ce film est un véritable coup d’éclair dans la nuit du manque. Le cinéma américain n’a pas son pareil en ce qui concerne le crime drama; A Most Violent Year en est la preuve la plus récente.

2. Winter Sleep (ex aequo) (Nuri Bilge Ceylan, Turquie)

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Il y a de ces œuvres qui injectent en nous un plaisir malin, une colère sauvage et une tristesse infinie. Parfois, en même temps. Parfois, envers le même personnage. Ce sont des œuvres totalisantes. Winter Sleep en est une.

Ma critique

2. Leviathan (ex aequo) (Andreï Zviaguintsev, Russie)

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Voici un excellent film où le cynisme et l’idéalisme s’entrechoquent sans se déboulonner. L’issue de l’affaire est malheureuse et sans appel, mais le cœur du film – d’une lumière insoupçonnée – se révèle à qui veut bien tendre l’oreille.

Ma critique

1. Trois souvenirs de ma jeunesse (Arnaud Desplechin, France)

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Tout palmarès est discutable. Ce qui ne m’apparaît pas discutable, c’est le génie créatif qui habite la moelle de cet hommage au souvenir. Plus que jamais, le cinéaste Arnaud Desplechin nous offre un monde texturé dont chaque couche et cavité relève du miracle.

Ma critique

Jeffrey Henry

Jeffrey Henry est doctorant en psychologie. Sa thèse porte sur l’émergence de la personnalité psychopathique à l’enfance. Son parcours académique est tout à fait étranger à son intérêt pour le cinéma et la fiction en général. Ces temps-ci, Jeffrey tente d’aménager raisonnablement les composantes de ce curieux paradoxe.

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