Obsessif du mal fait aux enfants, pour une fois Atom Egoyan leur donne une chance de grandir. Ou peut-être est-ce parce qu’elle est maintenant grande, l’enfant, qu’il la libère, Egoyan? Toujours est-il que balançant entre une recherche d’efficacité dans le suspense et le refus de certains effets faciles, l’objet hybride qu’est The Captive se présente comme supérieur à ce que produit normalement Hollywood dans le genre[1], mais inférieur, sans surprise pour quiconque a suivi le bruit médiatique, à ce qu’Egoyan a fait de mieux. Qu’il déçoive à la fois les amatrices/eurs de thriller et – une fois de plus – les fans de la part célébrée de son œuvre semble l’hypothèse la plus plausible pour expliquer grossièrement la débâcle critique d’un film somme toute « correct ».

 


[1]   On rêve que des réalisateurs/trices de blockbusters aient le courage et le bon sens de filmer une poursuite de voiture comme Egoyan. Le dernier qui nous vient en tête à avoir été aussi calme de la caméra est Refn.

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