The Artist est de retour sur les écrans de la Vieille Capitale après un remarqué mais court passage au Festival de Cinéma de la ville de Québec, en septembre dernier. Occupée à courir d’un site à l’autre, j’avais, à l’époque, loupé la projection. Maintenant je comprends pourquoi on en parlait tant, de ce film, qui, à prime abord, ne me titillait pas plus qu’il n’en faut. Et ne continue pas de le faire, malheureusement.

Brièvement, c’est le récit de la déchéance d’un acteur du cinéma muet (Jean Dujardin) qui tristement délaisse le septième art quand se pointe le parlant et, avec lui, une jeune actrice aux yeux brillants (Bérénice Bejo), qui monopolisera les têtes d’affiches. Ce que nous donne Michel Hazanavicius — il nous avait offert les hilarants OSS 117, mettant en vedette le même Dujardin — c’est une vue d’ensemble de  la fin des années vingt, début des années trente, cinématographiquement parlant. Mais c’est plus que ça. Parce qu’il y a des références, oui au muet, à Charlie Chaplin, à Metropolis de Fritz Lang, mais aussi au sonore, à Sunset Boulevard de Billy Wilder, à Citizen Kane d’Orson Wells, à Vertigo d’Alfred Hitchcock. Et j’en ai sans doute raté quelques-unes, de ces références intertextuelles.

C’est probablement, pour moi, ce qui fait le film. Les renvois, puis la forme du film. Parce qu’à proprement parler, l’histoire ­­— le fond — a été vue quelques fois, notamment dans Singin’ in the rain de Stanley Donen et Gene Kelly. Il est intéressant, le jeu avec le son. Le passage du muet au parlant, concrètement, graduellement, puis en fin de film.

Mais sans plus.

À voir par curiosité, si l’envie d’un film muet actuel se fait ressentir. Mais tapez-vous plutôt les originaux de l’époque, ceux qui ont vraiment marqué l’histoire, ceux dont on parle encore.